Le GEO, c'est quoi ? Définition et origine du terme
Le GEO regroupe les techniques qui rendent une entreprise citable par les moteurs de réponse. Définition, origine du terme en 2023, et ce qu'il ne garantit pas.
Par Thomas Merlaud, consultant SEO et GEO
, 4 minutes de lecture
Le GEO, ou Generative Engine Optimization, regroupe les techniques qui rendent une entreprise identifiable, compréhensible et citable par les moteurs de réponse génératifs. Ce sont les systèmes qui rédigent un texte au lieu d’afficher une liste de liens, et qui attribuent ce qu’ils avancent à un petit nombre de sources.
Le travail consiste à figurer dans cette attribution.
D’où vient le mot GEO ?
D’une étude universitaire, ce qui distingue ce terme de la plupart des mots-valises du secteur. Il a été formalisé dans un article déposé sur arXiv le 16 novembre 2023, signé par des chercheurs de Princeton et de plusieurs autres institutions, accepté l’année suivante à la conférence KDD.
L’étude ne se contentait pas de nommer la discipline. Elle proposait une façon de mesurer la visibilité obtenue dans une réponse rédigée, puis comparait l’effet de plusieurs manières d’écrire. Sa conclusion la plus utile tient en une phrase : les gains varient selon le domaine traité, et aucune recette ne vaut partout.
Le terme a donc une définition d’origine, publique et vérifiable. C’est assez rare pour qu’on s’y réfère plutôt qu’aux définitions produites par ceux qui vendent la prestation.
GEO, AEO, LLMO : trois noms, un seul travail
Trois sigles circulent pour désigner la même chose.
- GEO, Generative Engine Optimization, le terme issu de la recherche.
- AEO, Answer Engine Optimization, employé surtout dans les milieux marketing.
- LLMO, Large Language Model Optimization, qui met l’accent sur le modèle plutôt que sur le moteur.
Aucun n’est normalisé et aucun organisme ne les arbitre. Le choix du mot renseigne surtout sur celui qui l’emploie. Kerith retient le premier, parce qu’il renvoie à un texte qu’on peut lire.
Que retient un moteur de réponse d’une page ?
Un passage, rarement la page entière. C’est la différence qui commande tout le reste.
Le modèle reçoit une question, récupère des documents, isole dans ces documents les fragments capables de répondre seuls, puis rédige à partir de ces fragments. L’attribution vient à la fin, et elle désigne les sources dont les passages ont servi.
Un paragraphe qui a besoin du précédent pour être compris ne franchit pas l’étape d’extraction. Il peut être juste, bien écrit, documenté : s’il ne se tient pas seul, il ne sera pas repris. C’est la raison pour laquelle une page bien classée dans Google n’est pas automatiquement une page citée.
L’autre condition tient à la cohérence. Un modèle rapproche ce qu’il lit d’entités qu’il connaît déjà. Une entreprise dont le nom, l’activité et l’adresse varient d’un support à l’autre est plus difficile à rattacher à une entité stable, et elle se fait citer de façon approximative quand elle se fait citer.
Pourquoi une source citée un jour ne l’est plus le lendemain ?
Parce que la réponse se fabrique à chaque question, et non une fois pour toutes.
Deux mécanismes s’ajoutent. Le premier tient au modèle : un assistant qui répond depuis ses seules données d’entraînement ne connaît que ce qui existait avant sa date de coupure, et un site publié après lui reste invisible. Le second tient à la recherche : un moteur qui interroge le web au moment de la question repart d’un corpus différent à chaque fois, et l’ordre des sources en dépend.
Un relevé de citations est donc une photographie prise à une date, avec un protocole donné. Il ne devient une mesure qu’à partir du second relevé, quand il y a un écart à lire.
C’est aussi ce qui limite les promesses raisonnables : le GEO augmente la probabilité d’être retenu, il ne l’achète pas.
Par où commencer
Le préalable est un site lisible et indexé. Un moteur de réponse qui interroge le web part des pages déjà présentes dans les résultats classiques, et une page absente de ce corpus n’a aucune occasion d’être citée. C’est le travail de référencement naturel, et il vient en premier.
Vient ensuite la forme des passages, la cohérence des entités et les preuves apportées. Les six leviers et le déroulé d’une mission sont détaillés sur la page optimisation GEO.
Pour situer les deux disciplines l’une par rapport à l’autre, leurs signaux et leurs arbitrages, voir GEO vs SEO.
Et pour savoir où vous en êtes avant d’entreprendre quoi que ce soit, le relevé de citations donne un point de départ daté.
- GEO
Questions fréquentes : Le GEO, c'est quoi ? Définition et origine du terme
GEO, AEO, LLMO : est-ce la même chose ?
En pratique oui. Generative Engine Optimization, Answer Engine Optimization et Large Language Model Optimization désignent le même travail : rendre un contenu repérable et citable par un moteur qui rédige sa réponse. Aucun de ces sigles n'est normalisé, et le choix du mot dit surtout qui l'emploie.
Qui a inventé le terme Generative Engine Optimization ?
Une équipe universitaire. Le terme a été formalisé dans un article publié sur arXiv le 16 novembre 2023, signé par des chercheurs de Princeton et de plusieurs autres institutions, accepté ensuite à la conférence KDD 2024. L'étude proposait aussi une méthode pour mesurer les gains obtenus.
Un moteur de réponse lit-il la page entière ?
Non. Il en extrait des passages. Le modèle isole les fragments qui répondent seuls à la question posée, puis rédige à partir de ces fragments. Un paragraphe qui a besoin du précédent pour être compris est écarté à cette étape, quelle que soit la qualité du reste de la page.
Le GEO fonctionne-t-il sur un assistant sans accès au web ?
Peu. Un modèle qui répond depuis ses seules données d'entraînement ne connaît que ce qui existait avant sa date de coupure, et un site récent lui est invisible. Les citations se gagnent d'abord sur les moteurs qui interrogent le web au moment de la question.
Le GEO est-il du référencement naturel sous un autre nom ?
Non, mais il en dépend. Les fondations sont communes : un site lisible, indexé, crédible. S'y ajoutent des exigences propres, sur la forme des passages et la cohérence des informations publiées sur l'entreprise ailleurs que sur son site.